Je veux commencer par un principe simple : “Cesser de grandir, c’est commencer à mourir.”
L’une des principales caractéristiques de la vie, selon la science de la vie, c’est la croissance. Autrement dit la capacité pour les organismes ‘vivants’ de changer et de grandir.
Une pierre ne va pas grandir jusqu’à devenir un rocher géant ou une montagne quelque soient l’environnement et les circonstances. Cependant si vous déposez une graine d’un fruit quelconque dans un bon environnement et dans des circonstances adéquates, elle va grandir et devenir un arbre. Et cet arbre va encore donner des fruits dont les graines auront chacune le même potentiel : celui de grandir, de devenir des arbres qui auront des fruits. Et le boucle est infini.
La différence entre la pierre et la graine, c’est que la graine est vivante et non la pierre.
Nous pouvons avancer ainsi que ‘Tout ce qui est vivant a en lui le potentiel de la vie ou de la croissance.’ On peut dire également que ‘la croissance est inhérente à la vie.’
Dans cet article, à quatre chapitres, nous n’allons pas parler de biologie ou de la croissance liée à la vie en général. Nous allons aborder de préférence la croissance en rapport avec la vie d’un être humain (homme ou femme) selon que Dieu l’a créé pour être productif en multipliant, afin de remplir et dominer son environnement. Autrement dit en croissant jusqu’aux limites du possible.
Dans les lignes qui suivent nous allons voir à travers des exemples concrets la nécessité de la croissance. Ce sera, en effet, le premier point abordé dans ce sujet combien important pour un être humain qui est « Montez le niveau ! » qui résume la productivité, la croissance et la domination que nous sommes tous appelés à exercer.
« La nécessité de la croissance » ou encore « Qu’est ce qui rend la croissance nécessaire ? »
Allons droit au but. Et comme dit précédemment, prenons quelques exemples concrets ou des cas de figures, analysons-les et nous en tirerons l’importance ou la nécessité de la croissance.
Cas #1
Supposons qu’un enfant soit né et que trois ans plus tard, il reste comme il est né. Même poids, même taille, même hauteur, etc… Autrement dit : Il ne grandit pas dans son corps.
Que diriez-vous d’un tel enfant ou au moins d’un tel cas ?
Cas #2
Supposons qu’un enfant de 3 ans entre à l’école et 5 ans plus tard, il est encore au même niveau. Il n’apprend rien, ne comprend rien, ne parle pas mieux qu’avant. Autrement dit : Il ne grandit pas au niveau de son intellect.
Qu’en concluriez-vous ?
Cas #3
Supposons que Steve Jobs ne développe pas Apple Computer, laissant la compagnie à ses débuts, dans un garage d’une maison familiale à essayer de ‘coller-piécer’ quelques circuits en vue de créer des ordinateurs un peu moins que parfait pour un public pas plus grand que son voisinage.
Autrement dit : Steve Jobs ne grandit pas dans sa perception, dans sa vision et dans ses approches de l’entreprenariat, du marketing et du développement de la technologie.
Qu’en pensez-vous ? Que pensez-vous qu’il en serait de toute la technologie que nous utilisons aujourd’hui ?
Cas #4
Supposons que Leonel Messi reste un jeune joueur moyen, se contentant de sa guérison et du fait qu’il soit un joueur du FC Barcelone, [ce qui est déjà beaucoup en effet] jouant moyennement, et ne se donnant l’illusion de vouloir être le meilleur joueur du monde.
Disons plus simplement : qu’il ne fait pas grandir son talent, sa vision et son approche du jeu.
Que pensez-vous qu’il adviendrait de sa carrière, de son avenir, de ses palmarès et des milliards qu’il a fait gagner au club FC Barcelone ou de la coupe du monde qu’il a acquise pour la sélection d’Argentine ?
Cas #5
Prenons un autre cas de figure encore plus conséquent, supposant que Jean Jacques Dessalines reste cet esclave libre ou affranchi qu’il était, se disant ‘pas d’interférence dans les affaires de blancs’ et ne s’occupant pas de choses trop grands pour lui. D’ailleurs c’était perdu d’avance, c’était comme affronter à main nue une colonie de guêpes.
Disons-le en ces termes : Il ne grandit pas dans son courage, son audace, sa foi, sa vision d’un meilleur lendemain pour ceux qui lui ressemblent.
Qu’est-ce que cela voudrait dire normalement pour vous ? Pouvez-vous imaginer comment serait le monde où nous vivons ? Se pourrait-il que l’on trouve un historien sérieux qui oserait construire une image du monde moderne sans la révolution qu’il ait menée ?
Après réflexion, nous aboutirons d’une façon ou d’une autre à ces déficits :
Gaspillage de temps, gaspillage d’énergie, gaspillage de ressources, gaspillage de potentiel, déception, ralentissement du progrès, maintien du statu quo, maintien de l’esclavage, etc…
Si on prend les deux premiers cas, il ne dépend pas vraiment du premier enfant de grandir ni du deuxième d’apprendre. Cependant dans les trois derniers cas, il dépendait vraiment de la décision de Steve Jobs, de Leonel Messi et de Jean Jacques Dessalines de grandir, de se dépasser en vue de dépasser leur situation ou leur problème.
Ce serait naïf de penser que le monde serait le même ou que tout irait bien si les gens qui ont payé les changements majeurs et les révolutions du prix de leurs sacrifices n’avaient rien fait.
Supposons maintenant que tu ne décides pas de grandir, de donner toujours le meilleur de toi-même, de te dépasser, de croitre jusqu’aux limites du possible, de devenir une meilleure version de toi-même.
Il y aura tous ces déficits dans ta vie. Et qui sait si les déficits de ta vie ne provoqueraient pas des déficits pour ta famille, ton entourage, ton pays, ou ton monde.
Et le vrai problème ce n’est pas le fait qu’il y aura tous ces déficits dans ta vie. Mais le vrai problème c’est surtout le fait que tu seras soumis au jugement sévère du Maître de la vie.
Lisons à ce sujet une des multiples paraboles de Jésus concernant la nécessité de la croissance :
« Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.
Luc 13 :6-9
Ainsi à travers les différents cas de figure présentés et cette parabole du Maître combien claire et précise nous pouvons conclure que la croissance s’avère être une nécessité. Car en plus d’être une exigence du Maître de la vie, ses bienfaits pour nous, notre communauté et notre entourage sont multiples.
Femme, Homme, ne vous laissez pas limiter par vos peurs, votre passé ou vos circonstances. Vous devez les dépasser et grandir jusqu’aux limites du possible.
Car ne l’oubliez pas : Cesser de grandir, c’est commencer à mourir.


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